L'édito de la semaine


“ Voici ton fils ... Voici ta mère ”.
Dès cette heure-là,
le disciple l’accueillit chez lui

Tel est le thème de la journée des malades de cette année. Cette phrase est prononcée par Jésus du haut de la Croix. Il confie Sa Mère à Saint Jean et Saint Jean à Sa Mère. A travers elle, c’est toute l’Eglise qui est confiée à la Vierge Marie. Celle-ci se penche avec compassion sur tous ceux qui souffrent. Mais, Marie représente aussi l’Eglise qui depuis des siècles soulage la souffrance des malades.

Le pape, dans son message pour cette journée des malades, fait mémoire de toute l’action de l’Eglise pendant des siècles au service de ceux-ci. Nous savons, en effet, qu’à côté des cathédrales s’élevaient au même rythme des hôtels- Dieu au service des malades. Encore aujourd’hui, l’Eglise se dévoue auprès d’eux. Ici, dans l’église conventuelle de l’Ordre de Malte, nous ne pouvons l’ignorer. Dans son message le pape souligne que dans les pays pauvres l’Eglise supplée l’Etat dans sa mission auprès de ceux qui souffrent (c’est ce que fait d’ailleurs Malte France dans certains pays d’Afrique, en particulier au service des lépreux). Le pape rend grâce pour tous ceux qui sont allés jusqu’au sacrifice de leur vie. Il pense en particulier, à tous les fondateurs d’instituts religieux au service des malades dans les pays pauvres.

Mais, le pape se tourne aussi vers nos pays dans lesquels un service compétent de soins existe pour tous, mais où il nous faut aller plus loin. “Dans les pays où il existe des systèmes de santé publique suffisants, le travail des congrégations catholiques, des diocèses et de leurs hôpitaux, non seulement fournit des soins médicaux de qualité, mais cherche à mettre la personne humaine au centre du processus thérapeutique et accomplit une recherche scientifique dans le respect de la vie et des valeurs morales chrétiennes. » Nous avons tous entendu parler de ce qui se passe en Belgique et des dérives constatées dans des établissements tenus par une congrégation religieuse. Mais en France aussi, nous avons à être vigilants et avoir ce souci dans les établissements dont l’Eglise a la charge, souvent par le biais de congrégations religieuses, pour apporter aux malades des soins en total respect avec l’enseignement éthique de l’Eglise. C’est pourquoi, d’une part, il est si important de soutenir ces établissements financièrement, car ce supplément d’humanité a un coût, raison pour laquelle des congrégations comme les Petites sœurs des pauvres vous sollicitent souvent.

Mais ce surcroît d’humanité peut être apporté aussi par des bénévoles. C’est ce que font tous ceux qui s’engagent dans les aumôneries d’hôpitaux, les associations de visiteurs de malades et bien sûr les bénévoles de l’Ordre de Malte. A domicile et dans les institutions, nous pouvons tous apporter ce surcroit d’humanité. Nous pouvons aider à ce que les malades, les personnes handicapées ou en fin de vie soient vraiment considérées comme des personnes. De plus, dans nos établissements nous avons à veiller à ce que les personnes tout en étant soulagées de leur souffrance, puissent vivre ce qu’elles ont à vivre et spécialement en fin de vie. Certes, nous ne sommes pas dans la même situation que nos voisins belges, mais le soulagement de la souffrance est très délicat, et en fonction de ce que nous estimons essentiel, les choix de soins peuvent être différents.

C’est donc, une nouvelle mission essentielle de l’Eglise qui nous attend. Dans les établissements dont l’Eglise a la charge, nous avons la mission de mettre en place des manières de soigner. Certains établissements de soins palliatifs comme la Maison Jeanne Garnier à Paris ou celle des diaconesses à Versailles ont depuis longtemps acquis une solide réputation de savoir-faire dans ce domaine. Peut-être l’Eglise à travers ces différentes institutions, a-t-elle aujourd’hui une mission spécifique dans le domaine si délicat de la fin de vie. L’Eglise a toujours accompagné ce moment spécial du passage de cette vie à l’autre.

Il est certain que pour le faire, il faut commencer par croire à la vie éternelle. Au soir de la vie, chacun s’interroge. Il nous faut être là, pour accompagner, secourir, répondre aux questions mais aussi maintenir les conditions du dialogue, de la recherche. Il ne s’agit pas de revendiquer. Il s’agit simplement d’agir humblement avec les moyens que le Seigneur met à notre disposition, et tout particulièrement dans les établissements que nos ancêtres nous ont légués. Souvent les religieuses qui les animaient ne sont plus là, mais des soignants, des bénévoles, des membres des conseils d’administration, animés du même esprit de l’Evangile, sont appelés à y œuvrer.

Puissions-nous, membres et bénévoles de l’Ordre, ainsi que paroissiens de Sainte Elisabeth, nous sentir tous appelés à servir ceux qui ont besoin de nous, en particulier à la fin de leur vie, et qui ne pourront pas trouver ailleurs le soutien auxquels ils ont droit. Nos ancêtres qui assuraient ce soutien directement ou indirectement, nous ont transmis la mission de le continuer auprès des malades.


Abbé Xavier Snoëk
Curé

Prochains évènements

  • Samedi 10 février, 19 h : concert  caritatif piano et violon
    • par Chow Ching Ling (piano) et Olivier Charlier (violon). Avec la participation des élèves de Chow Ching Ling
    • programme : oeuvres de Schubert, Fauré, Massenet, Tchaïkowsky
    • au profit de l'association Malte-Liban (achat de médicaments pour les enfants soignés dans les structures de l'Ordre de Malte au Liban)
    • présidé par S.A.R la Princesse Béatrice de Bourbon des Deux-Siciles et S.A.R la Princesse François de Bourbon-Lobkowicz.
  • Mardi 13 février, 20 h : groupe Samuel (partage biblique)
  • Mercredi des cendres, 14 février : début du Carême
  • Samedi 17 février, 16 h : concert "Résonances baroques" avec Mathieu Salama. Plus de détails ici.
  • Samedi 14 avril, 16 h : concert "Résonances baroques" avec Mathieu Salama. Plus de détails ici
Les horaires présentés dans cette colonne s'ajoutent aux horaires habituels. Pour connaître les horaires habituels,
consultez la page "Horaires".

À la une


  • Travaux : des panneaux acoustiques ont été posés fin décembre dans la salle Sainte-Élisabeth. Un rideau va l'être dans les prochains jours. Tout ceci pour améliorer le confort sonore de cette salle. Merci à tous ceux qui par leur contribution au denier de l’Église ont pu permettre ces travaux.
  • Retraite paroissiale de carême : samedi 10 et dimanche 11 mars, à Saint-Benoît-sur-Loire.
  • Pèlerinage à Lourdes : du 4 au 8 mai 2018, avec l'Ordre de Malte. Inscriptions à l'accueil.