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L'édito de la semaine

Les jeux du stade

"Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs prennent le départ, mais un seul gagne le prix. Alors, vous courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entrainement s’imposent une discipline sévère, ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va faner, et nous, pour une couronne qui ne fane pas" (1Co, 24-25).

Les affichages municipaux célèbrent l’obtention par notre Ville de l’organisation des jeux olympiques de 2024. Tous les petits parisiens se voient donc des champions en puissance et beaucoup pendant sept ans (une génération) vont rêver de médailles. Ils vont s’entraîner, et comme le dit saint Paul, parfois s’imposer une discipline très dure pour parvenir à un niveau de compétition. Certains vont modifier leurs habitudes de vie, réorganiser leur emploi du temps, bousculer leur priorité. Ils vont faire de grands sacrifices pour devenir des champions. On ne peut que leur souhaiter la réussite. Pour beaucoup ces jeux sont l’occasion de rêver à un autre monde alors que celui dans lequel ils vivent est assez morose. Nous avons tous besoin d’espérance, et cette perspective des jeux à Paris donne à beaucoup l’espérance de lendemains qui chantent.

Mais malheureusement, en septembre 2024, beaucoup risquent de se réveiller déçus. Car justement, les jeux passés, ils se retrouveront dans la morosité. La fête et les ovations auront disparu. De plus, une carrière sportive est de courte durée et à l’heure où les autres commencent leur carrière professionnelle et construisent leur vie personnelle et familiale, l’heure de la retraite sonne pour l’athlète. La gloire des jeux est sans lendemain.

Alors, reprenons le texte de saint Paul. Celui-ci est lu chaque dimanche de carême, aux Vêpres. Le carême est donc vécu comme un entraînement sportif. Mais cet entrainement nous mène au ciel et celui-ci est éternel. La lumière divine ne pâlit pas et elle est plus forte que l’éclat des médailles olympiques.

Alors, que tirer de cette préparation aux jeux ? Il ne serait pas bon de n’y voir que le négatif. Bien sûr, il ne faut pas perdre de vue les priorités et ne pas se laisser entrainer dans une fièvre olympique et en oublier le dessein de Dieu sur chacun d’entre nous : vivre avec lui pour toujours, dans la joie et la paix. Cela veut dire qu’il va nous falloir résister plus que jamais au bousculement des priorités qui font passer le secondaire avant l’essentiel. Mais il faut aussi tirer de la démarche sportive quelques enseignements, à la suite de Saint Paul. En effet, l’entraînement sportif implique l’effort, comme la vie spirituelle. Il nous faut accepter de faire des efforts, de faire des choix, de se priver de certaines choses, pour progresser dans l’intimité du Seigneur, de la même façon qu’on peut le faire pour pratiquer un sport. De même, il faut se fixer un but et ne pas le lâcher. Mais il faut aussi se fixer des étapes intermédiaires. Celles-ci vont être, pour le sportif, décidées avec l’entraîneur. Celui-ci va évaluer les progrès de son élève et planifier les étapes suivantes en fonction des résultats obtenus. Il en est de même dans la vie spirituelle. Le directeur spirituel fait le point régulièrement avec celui qu’il accompagne et l’aide à mettre en place sa vie de prière. Il l’aide à voir comment et où avancer sur le chemin de l’intimité avec le Seigneur. Comme dans un entrainement sportif, la progression spirituelle comprend des étapes, des conseils, des buts à atteindre et des moyens. Dans les deux cas, il ne faut jamais se décourager et rebondir après les chutes et les échecs. Le sport est riche en enseignement pour la vie spirituelle et donne le sens de l’effort et du désir.

Le sport a aussi comme but un certain bien-être physique. Celui-ci est passager et ne doit pas remplacer la béatitude éternelle mais ce bien-être physique n’est pas à négliger pour autant, car il contribue à une certaine paix. Celle-ci va contribuer à des relations apaisées avec les autres et donc avec Dieu. Si nous voulons que notre âme s’élance vers Dieu, il faut que notre corps ne soit pas une gêne.

Finalement, pour conclure, il s’agit, une fois de plus, de ne pas perdre de vue : notre vocation à l’éternité. Tout doit y contribuer, y compris l’exercice physique. A nous de ne pas prendre des moyens pour le but !

Abbé Xavier Snoëk
Curé

Prochains évènements

  • Vendredi 29 septembre : messe d’action de grâce pour les initiatives de paix de 1917, célébréel par Mgr Follo, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'Unesco.
    • Notez également : samedi 30 septembre, Colloque sur les initiatives de paix de 1917 (amphithéâtre de Notre-Dame-du-Bon-Conseil) 7, rue Albert Laparent Paris VII)
  • Samedi 30 septembre : colloque sur les initiatives de paix de 1917.
  • Dimanche 1er octobre, 11 h : messe célébrée par S.Exc. Mgr Périsset, ancien nonce apostolique à Berlin.
  • Mardi 3 octobre, 19 h 30 : chapelle vivante. Prières autour du rosaire, de textes et de chants, pour nos forces de l'ordre, pompiers et secouristes, très sollicités par la lutte contre le terrorisme.
  • Samedi 7 octobre : réouverture des petits-déjeuners.
    • 8 h : laudes
    • 8 h 30 : ouverture des petits-déjeuners
    • 12 h 30 : messe avec les profès de l'Ordre de Malte.
  • Dimanche 8 octobre, 90 ans de la Mission catholique hongroise de Paris, 11 h : messe dominicale célébrée par S.Exc. Mgr Ferenc Cserhati. Les Petits chanteurs de l'archiabbaye de Pannonhalma (Hongrie) chanteront au cours de la messe.
  • Samedi 14 octobre, 16 h : concert de Mathieu Salama, contre-ténor sopraniste - "Hommage aux castrats".
  • Dimanche 15 octobre, Fête du Bienheureux Gérard, 11 h : messe dominicale avec les délégations de Paris de l'Ordre de Malte.
  • Samedi 21 octobre :
    • 16 h : colloque en hommage au cardinal Eugène Tisserant, Secrétaire de la Congrégation pour les Églises orientales (1956-1959). Vous pouvez télécharger le programme des interventions en cliquant ici.
    • 19 h : messe célébrée par S.Em. le Cardinal George Alencherry, Archévêque majeur de l'Église Syro-Malabar.
  • Mardi 7 novembre, chapelle vivante. Prières autour du rosaire, pour nos forces de l'ordre, pompiers et secouristes, très sollicités par la lutte contre le terrorisme.
  • Samedi 11 novembre, 16 h : concert de Mathieu Salama, contre-ténor sopraniste.
  • Dimanche 19 novembre, fête de Sainte Élisabeth de Hongrie, patronne de la paroisse :
    • 11 h : messe dominicale célébrée par S.Exc. Mgr Alain Planet, chapelain général de l'Ordre de Malte en France
    • Après la messe : repas paroissial
    • 15 h 30 : spectacle 15h30 spectacle "Les fleurs cachées de l'Amour: Marcel Van
      et la petite Thérèse par Cantateo
    • Vous pouvez découvrir ici la vie de Sainte Elisabeth de Hongrie et la dévotion qui l'entoure
  • Mardi 5 décembre, 19 h 30 : chapelle vivante. Prières autour du rosaire, pour nos forces de l'ordre, pompiers et secouristes, très sollicités par lalutte contre le terrorisme.
  • Vendredi 15, samedi 16 et dimanche 17 décembre : marché de Noël paroissial.
Les horaires présentés dans cette colonne s'ajoutent aux horaires habituels. Pour connaître les horaires habituels,
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    • L'Ordre de Malte France vous propose un dossier documentaire complet sur la situation. Vous pouvez le consulter en cliquant ici.
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