Le fonctionnement financier de notre paroisse

Jusqu’à la Révolution française le fonctionnement financier de notre paroisse (dont le siège était l’église Sainte Marie du Temple dans l’Enclos) était lié à ceux de l’Ordre du Temple puis à ceux de l’Ordre de Malte. Leurs revenus reposaient sur les revenus des commanderies templières (exploitations agricoles). Chaque année les commandeurs apportaient le produit de leur commanderie au grand prieur de l’Ordre. De l’autre côté de la rue le couvent des religieuses de Sainte Elisabeth vivait grâce aux dots des sœurs (qui étaient souvent des rentes) aux pensions des dames pensionnaires et des jeunes élèves.

A la Révolution les biens de l’Ordre de Malte sont saisis, l’église Sainte Marie du Temple est détruite, les bâtiments du couvent des dames de Sainte Elisabeth sont vendus et l’église Sainte Elisabeth devient un entrepôt de farine avant d’être rendue au culte en 1809. Les religieuses et les prêtres, au début de la Révolution reçoivent une pension de l’Etat en échange de la prestation du serment « Liberté Egalité » et en remplacement des biens de l’Eglise qui ont été saisis. Avec le concordat de 1801 l’Etat s’engage à rémunérer les prêtres et à affecter au culte les bâtiments qui n’ont été ni vendus ni détruits. En contre partie l’Eglise s’engage à ne pas réclamer les propriétés saisies à la Révolution. C’est ainsi que seule l’église Sainte Elisabeth et son presbytère situé près de l’abside sont affectés à la paroisse. L’église demeure propriété de la Ville de Paris qui en assure la restauration et l’embellissement, tout particulièrement, pendant la Restauration puis le Second Empire. Mais, en 1905, le concordat est rompu. L’emplacement du presbytère de Sainte Elisabeth est saisi et le lycée de l’abbé Grégoire est construit. Le fonctionnement de la paroisse, le traitement des prêtres et des laïcs reposent uniquement sur la générosité des fidèles. C’est alors, que pour compenser la perte du traitement des prêtres par l’Etat, on crée le denier du clergé qui va devenir le denier de l’Eglise. Parallèlement le Saint Siège perd ses Etats, en 1870, et devient alors pratiquement dépendant des diocèses et de la collecte du denier de Saint Pierre.

Avec la destruction du presbytère pour la création de la rue de Turbigo en même temps que la destruction de la chapelle de la Sainte Vierge, en 1874, les prêtres de Sainte Elisabeth vivent dans des appartements rue de Turbigo et bd Richard Lenoir, et rue Béranger Mais grâce au legs du Père Barral et la vente desdits appartements le diocèse peut acheter, pour la paroisse, sous l’impulsion du Père Baron, l’immeuble de la rue Sainte Elisabeth, où sont maintenant logés les prêtres. Nous voici arrivés à la situation actuelle.

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Les bâtiments de la paroisse sont, maintenant, composés de l’église (et les salles) qui appartient toujours à la Ville qui en assure les charges de propriétaire, du presbytère et de deux petits studios qui sont totalement à la charge de la paroisse. Ainsi, la paroisse a la charge de cet ensemble immobilier, et celle du prêtre qui y est affecté (salaire, logement, électricité, téléphone, chauffage), des services rendus par des prêtres extérieurs (essentiellement les messes célébrées par le recteur de la mission hongroise) les salaires des laïcs (sacristain, secrétaire comptable, organiste... 70 000 € par an) et bien sûr tout le fonctionnement lié au culte. La paroisse chinoise rembourse à la paroisse française les frais occasionnés par l’utilisation de l’église et des salles. Contrairement à certaines rumeurs, le bénévolat permet de maintenir quelques emplois rémunérés, car la paroisse n'a pas les moyens financiers d'assurer la paie de personnel supplémentaire. Il faudrait, d'ailleurs, plus de bénévoles.

Les revenus de la paroisse reposent essentiellement sur le denier de l’Eglise. Les quêtes sont faibles (20 000€ par an). Heureusement les offrandes liées aux cierges, les mises à disposition de salles et les revenus liés aux studios mis la disposition de personnes assurant des services paroissiaux complètent votre indispensable participation au denier.

En 2012, outre le fonctionnement habituel, la paroisse a restauré le banc d'œuvre, remplacé des tentures, repeint les portes de l'église et trois escaliers.

En 2014, l’éclairage de la salle de l’Evangile a été refait. Il reste à modifier la porte d’entrée afin d’améliorer l’isolation phonique et thermique donc d’améliorer votre confort et de réaliser des économies de chauffage.

Aussi afin de pouvoir continuer à mener à bien notre mission au sein de notre quartier, nous espérons que, malgré des situations financières qui se sont dégradées cette année pour certains, vous aurez à cœur de soutenir votre paroisse.